_____la "vraie vie" dans l'emploi__
_____________________________avec le regard éthique, pragmatique, pédagogique___
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Vous êtes sur un site professionnel
axé sur la communication d'entreprise et
la prévention du risque psychosocial en situations de travail.
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Managers et Responsables,
conduisez-vous les équipes
dans un état d'esprit préventif ?
pour s' adapter face aux risques et respecter l'obligation de sécurité ?
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JANVIER 2012 : sur la prise en compte de la pénibilité au travail comme nouveau
risque professionnel avec obligations de résultats
Pénibilité :
Le choix entre l’accord ou un Plan de Prévention
pour éviter la pénalité
(amende = 1% de la masse salariale,
applicable depuis le 1er janvier 2012)
et éviter pour l'avenir de lourdes indemnités
* * *
Rendez-vous avec BUREAU VERITAS, les 9 février 2012 à Saint Herblain (Pays de la Loire) et le 16 février 2012 à Orléans
(matinées de conférences gratuites, sérieuses et sympas) pour vous expliquer ces nouvelles obligations de la loi sur la réforme de la retraite du 9 novembre 2010.
* * *
Salle comble et franc succès pour BUREAU VERITAS lors de sa première conférence sur la pénibilité le 13 décembre 2011 à Paris-La Défense :
Après une introduction sur le Groupe BUREAU VERITAS par son Directeur de l’agence HSE, Frédéric CAILLAUD qui a présenté la spécialisation du Groupe en services d'Evaluation de conformité et de certifications appliquées, en Veille réglementaire et en Démarches de progrès puis rappelé l'envergure du groupe (créateur de 50.000 emplois en France et dans 140 pays avec pour actionnariat principal à 51,1 % le groupe d'investissemernt WENDEL présidé par Ernest-Antoine SEILLIERE),
--> l'offre de services par BUREAU VERITAS
--> les compétences de BUREAU VERITAS
Nicolas FOURNEYRON, son Référent national Pénibilité, a exposé l’impact de la réforme des retraites qui a introduit l’obligation de prévention de la pénibilité en situation de travail, une obligation (avec 3 nouveaux dispositifs réglementaires) qui ne se substitue ni aux mesures de prévention des risques, ni au Document Unique
Les entreprises impliquées sont celles de plus de 50 salariés ou qui appartiennent à un groupe de plus de 50 salariés, dont 50 % de salariés sont exposés à certains facteurs de risques.
Le calcul de l'effectif comprend aussi les
salariés mis à disposition par des entreprises extérieures depuis au moins un an, au prorata de leurs temps de présence.
Depuis le 1er janvier 2012, ces entreprises qui ne seraient pas couvertes par un accord ou un plan d’action de prévention de la pénibilité sont passibles d’une amende de 1 % de la masse salariale des salariés concernés (par une exposition à des facteurs de risques).
Des exonérations sont possibles pour les entreprises de 50 à 299 salariés par
accord de branches étendus et à titre transitoire en cas d’existence au 9
juillet 2011 d’un accord ou plan d’action (accord séniors, GPEC, etc…)
- Le dispositif pour la prise en compte de la pénibilité comme risque professionnel : Un accord négocié ou à défaut, un plan d’action à réaliser, d’une durée maximale de 3 ans et renouvelable à son terme, doit être déposé à la DIRECCTE.
Ces deux obligations "Accord ou Plan" doivent reposer sur un diagnostic préalable des situations de travail consignant l'exposition à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels , susceptibles de laisser des traces durables identifiables et irréversibles sur la santé, et liés à :
- des contraintes physiques marquées,
- un environnement physique agressif
- certains rythmes de travail.
--> les facteurs de pénibilité
Le
décret d’application du 30 mars 2011 de cette réforme ne précise pas de
seuils pour chacun des facteurs de risques de pénibilité, ni de
valeurs, ni de méthodes ceci par volonté de ne pas engager la
responsabilité du législateur et de laisser l’entreprise définir ses
propres seuils.
BUREAU VERITAS accompagne les entreprises dans les étapes du diagnostic d'exposition pour définir ses seuils et les conditions dans lesquelles un facteur présente un risque sur le long terme en tenant compte des moyens de prévention/protection.
La recherche de l'existence de situations ou seuil reconnus s'appuie aussi sur les tableaux des maladies professionnelles, les référentiels normatifs, les recommandations des CRAM, le DU.
En cas d'échec des négociations pour un Accord par exemple, l'entreprise peut mettre en place un plan d’actions qui se distingue d'un Accord négocié par l'absence de signature requise puisque les mesures sont, dans le cas d’un plan, décidées unilatéralement par l’employeur.
- Le dispositif réglementaire de traçabilité de l’exposition (institué par l’article 60 de la loi du 9 novembre 2010) a créé le moyen d'une fiche individuelle d’exposition pour chaque salarié, une fiche dans laquelle l’employeur doit consigner les conditions de pénibilité et la période au cours de laquelle cette exposition est survenue ainsi que les mesures de prévention mises en œuvre pour faire disparaître ou réduire ces facteurs.
La circulaire du 28 octobre 2011 a
apporté des précisions : la fiche d’exposition aux facteurs de risques
devra être accompagnée des modalités de calculs sachant que pour
certains facteurs, leur prise en compte est facilitée par les définitions
réglementaires (bruit, vibrations, travail de nuit, etc…)
- Le dispositif compensatoire de départ en retraite anticipée applicable depuis le 1er juillet 2011 pour les gens âgés d’au moins 60 ans est réservé aux victimes d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail (dont leur lésions seraient identiques à celles d’une maladie professionnelle) ; Les accidents de trajets sont exclus.
Une commission pluridisciplinaire est chargée de valider les pièces de preuves apportées et d’apprécier l’effectivité du lien entre l’incapacité et la réalité de l’exposition (au regard de la fiche d’exposition, le PV du CHSCT) sans que cette commission n'ait à valider les facteurs de risques.
Selon la CNAV, début octobre 2011, 1000 dossiers ont déjà été déposés dont 144 rejetés, 344 acceptés et les autres en cours de traitement. Le ministère vise 30.000 bénéficiaires.
Nicolas FOURNEYRON a expliqué les différents cas envisageables de ce système compensatoire prévu dans le nouveau dispositif réglementaire de départ à la retraite anticipé et souligné les répercussions sur la Responsabilité de l'employeur :
En effet, la prévention de la pénibilité n’est pas qu’une obligation de moyens mais exige des résultats, dans l'esprit de la réglementation de "l’obligation de résultats des principes généraux de la prévention" telle que définie dans le code du travail, aux articles L. 4121-1 et 2.
Depuis l’arrêt de la cour de cassation sociale du 26 octobre 2011, n° 10-20991, la perte du droit à la retraite pour un salarié -licencié pour inaptitude et qui résulterait d’une faute inexcusable de l'employeur- doit être indemnisé sur la base des salaires jusqu’à l’âge de la retraite.
La réparation de dommages en cas de faute inexcusable : le diagnostic et la fiche d’exposition sont des éléments de preuves et l’absence d’accord ou de plan d’action de prévention de la pénibilité est constitutif d’un défaut de moyens préventifs concourant à la reconnaissance d'une Faute Inexcusable.
Au pénal, en cas d'atteintes à la santé d'autrui, un tel défaut de moyen établirait le non-respect des diligences normales pour caractériser la mise en danger d’autrui (article 223-1 du CP).
Le législateur n’ayant légiféré que sur les risques physiques, l’enjeu de demain sera l’exposition aux risques de l’environnement avec les risques éventuellement psychiques !
Vu l’intérêt des participants marqué par leurs questions notamment sur leurs droits et obligations vis-à-vis d'une entreprise qui utiliserait leur personnel quand ils sont sous-traitants (alors considérés comme en étant en co-activité pour un plan de prévention de la pénibilité), les responsables d’entreprises publiques et privées présents ont bien compris tout l‘enjeu de leur régularisation pour se mettre en conformité avec la loi car une réparation de la pénibilité pourrait leur en coûter bien plus cher que la prévention ...
S.LG
Pour connaître toutes les modalités de réalisation de vos obligations, s'inscrire
et/ou assister aux prochains petits-déjeuners/conférences,
--> voir le site des rendez-vous de BUREAU VERITAS
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ARCHIVE DE NOVEMBRE 2011 : des formations en prévention
pour les entreprises
une école d'ingénieur et une université reconnues
et associées à des entreprises expertes
comblent des lacunes en formations diplômantes
axées sur la prévention de risques au travail
- MINES Paris Tech avec AFNOR Compétences lancent pour l'automne 2012 deux BADGE (Bilan d’Aptitude Délivré par les Grandes Écoles) diplômants deux nouvelles formations sur la Maîtrise des risques dans le domaine de l’EHS - Environnement Hygiène Sécurité :
Le "BADGE Management des conformités réglementaires et des risques EHS" : pour former les préventeurs EHS des entreprises à la maîtrise des conformités et à l’analyse des risques. Une meilleure maîtrise de ces deux processus participe à un accroissement de la performance de l’organisation et contribue à la réduction de sa vulnérabilité en termes de responsabilités civile et pénale et de contentieux.
Le "BADGE Management et audit des systèmes de gestion des risques EHS" :
pour former les préventeurs EHS des entreprises à la mise en œuvre de systèmes de management EHS performants.
Comme le précédent BADGE, celui-ci vise à permettre une meilleure maîtrise de l’ensemble des processus constitutif d’un système de management. Une attention particulière est donnée à la normalisation, à la certification et à l’audit des systèmes de management.
Les BADGE permettent de répondre à la demande de formation de cadres (animateur sécurité, responsable et Directeur HSE) qui ont besoin d’approfondir leurs compétences en parallèle de leur activité, et d'une reconnaissance de ces compétences acquises par un label de Grande École.
- L' ordre régional des architectes,
Jean-Claude DELGENES dirigeant du cabinet TECHNOLOGIA et l'université Paris Est (Marne-la-Vallée)
ont présenté, le 16 novembre 2011 à la Maison de l'architecture de Paris, avec le soutien de la Direction Générale du Travail, leur formation préventive diplômante qui débutera en mars 2012 à l' université Paris Est de Marne-la-Vallée
Sensibiliser et former au bien-être au travail, tel est l’objectif d’une nouvelle formation universitaire destinée à former à la conception de lieux respectueux de la personne.
Baptisée «Concevoir des lieux de travail», ce cycle de formation est constitué d’une dizaine de modules universitaires répartis en un tronc commun puis des options afin de pouvoir répondre aux besoins de deux publics concernés :
les bâtisseurs (architectes, designers) et les gestionnaires de risques au travail (représentants du personnel, acteurs de la médecine du travail).
16/11/2011 - 17:53 - Emploi / Formation
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ARCHIVE DE MAI 2011 : Les derniers chiffres de suicides par le travail
"les suicides" atteignent les personnels de prévention
et des services de protection :
- inspecteur du Travail, suicidé le 5 mai 2011
- préventeur de FRANCE TELECOM, suicidé le 26 avril 2011
sur le lieu de son ancienne agence à Mérignac.
- taux de suicides le plus élevé dans le secteur
de la Santé et de l'Action sociale (source INSERM)
- services de Police (33 suicides en 2009)
- Ministère de l' Ecologie (19 suicides en 2010)
- Ministère du Budget (25 suicides en 2009)
etc...
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ARCHIVE EN AVRIL 2011 : L'essentiel de réflexions par les participants à :
Journée Mondiale de la Santé et Sécurité au travail,
du 28 avril 2011, au Palais Bourbon, Paris
(Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) a ouvert le débat de cette journée annuelle de rencontres, initiée par l'OTI (Organisation Internationale du Travail).
L' INRS a fait appel à l'agence de communication "état d'esprit" pour mettre en oeuvre l'événement avec pour animateur des échanges des conférenciers : Stéphane PAOLI, Conseiller du Directeur de France Inter pour l'information et les programmes, conférencier et rédacteur en chef des rédactions nationales de Radio France et grand reporter.
Stéphane PIMBERT a présenté tout l'enjeu et la nécessité des réflexions de cette rencontre du BIT axée, cette année, sur le "management" :
"Management de la santé et de la sécurité au travail et responsabilité sociale : enjeux et bonnes pratiques"
L’évolution dans un contexte nouveau présenté par Henri LACHMANN :
Président du conseil de surveillance de SCHNEIDER
ELECTRIC, co-auteur du rapport Bien-être et Efficacité au Travail, remis
au premier ministre le 17 février 2010 et qui n’est «pas un rapport d’experts mais un rapport de praticiens» avec le fruit de 3
mois de travail après une quarantaine d’auditions.
--> pour lire ce rapport Bien-être et Efficacité au Travail, demandé par François FILLON
Henri LACHMANN cite les éléments de ce nouveau contexte économique :
«Le chômage avec une vraie précarité ; les entreprises ont une réponse tactique à un problème structurel."
--> Constats sur de vraies causes de précarité, par S.LG
"La mondialisation entraîne
des peurs ; les restructurations ; l’utilisation des NTIC cannibalise
les relations humaines et fait perdre 90 % de la communication ; le manque
d’autonomie décisionnelle ; la disparition du management de
proximité ; le temps perso et professionnel ne sont plus séparés ; la
financiarisation induit des rapports au temps néfastes car les entreprises
se laissent imposer la dictature à court terme des marchés financiers.»
et retient 3 constats majeurs :
1) la santé et le management ne sont pas l’affaire de la médecine mais des managers
2) la mesure induit les comportements et nécessite d’introduire des mesures et des performances à mesurer autres que les performances financières.
3) les jeunes diplômés ne sont pas formés à la conduite des hommes malgré les rôles de chef d’orchestre à assumer en tant que managers»
Christian DELLACHERIE (co-auteur du rapport La Certification des Entreprises dans le Domaine de la Santé au Travail pour le conseil économique, social et environnemental) réagit à « l’idée du train fou et exprime son accord avec Henri LACHMANN sur la nécessité de mesurer la performance économique au regard d’autres mesures qui concernent les citoyens. »
--> voir ce rapport La certification des Entreprises dans le domaine de la Santé au Travail
I. la santé au travail :
c’est
l’affaire des managers pas de la médecine :
I.1 Référentiels de standards et Empathie ! (Témoignages du Groupe SAFRAN)
Pour le Docteur Jacqueline PAPIN (conseiller santé, Direction de la santé) «Les médecins du travail ont un rôle d’accompagnement avec la charge de l’individuel mais ils ne sont pas reconnus pour le collectif. (…)
Aujourd’hui, le déni complet a parfois laissé place à l’alerte et des médecins du travail peuvent se retrouver débordés face à l’alerte de salariés. A partir du moment où une entreprise génère du stress, le fait que ce stress puisse concerner plusieurs personnes doit être envisagé.
Souvent la politique santé n’est pas pérenne. Il fallait donc construire un moyen pérenne. Nous avons donc fait le choix de construire, au fur et à mesure des progrès, un référentiel avec des groupes de travail auxquels ont été proposés des indicateurs selon 27 standards dont des standards sur les RPS»
Daniel RETAT (coordinateur syndicat CFDT) : «L’efficacité économique de l’empathie a été mesurée ; L’empathie permet de gagner 25 % en productivité. » Les syndicats n’ayant pas été associés à la démarche de référentiel santé », Daniel RETAT s’interroge toutefois si « cette démarche santé ne reposerait pas sur du déclaratif».
I.2 Ecoute active et Pédagogie ! (Témoignages du Groupe CASINO)
Séverine
REBOULLET (Directrice du pôle Santé Sécurité au travail et Handipacte) : «Le Groupe sanctionne les managers qui auraient fauté. Nous encourageons
nos managers à être une belle personne et les formons, dès l’embauche, à une écoute active afin qu'ils soient sensibilisés à "Comment entendre les RPS".»
Catherine DELALANDE (syndicat UNSA) : «Lorsqu’il y a réorganisation, il doit y avoir une étude d’impact vis-à-vis du stress. Tout changement, et toute modification dans l’entreprise doivent être expliqués.»
I.3 Le métier du manager et la conduite des hommes à enseigner !
Eric DRAIS (chercheur INRS) : «Les entreprises ont acheté des systèmes de management alors qu’il faut du management dans le système. Les entreprises recherchent la certification car elles recherchent une reconnaissance de démarches. »
--> voir lettre de l'INRS du 28 avril 2011 avec opinion de Eric Drais sur le management
Henri LACHMANN «préfère parler du métier de manager » car il « croit plus aux hommes qu’aux procédures" et souligne "le déficit de collectif. Les managers n’étant ni sensibilisés, ni préparés, la conduite des hommes doit leur être enseignée.»
«Les français éprouvent un lien particulier vis-à-vis du travail dans lequel ils recherchent la reconnaissance. Avec l’école qui fout le camp, la famille, etc…, le salarié cherche son lien social dans l’entreprise.»
La représentante du BIT, Valentina FORASTIERI (coordinatrice de l’unité de la promotion de la santé et de la formation du programme SAFEWORK, au BIT) a aussi insisté, pour les questions de bien-être, sur «la participation des travailleurs importante à travers des comités paritaires».
I.4 Les besoins d’innovation et de nouvelles
compétences des services
santé !
Henri FOREST (vice-président du conseil d’administration de l’INRS et secrétaire général de la CFDT) : «Les services santé ont besoin d’innovation avec d’autres compétences que celles de médecins du travail.»
François EYRAUD (directeur
du département Protection des travailleurs (PROTAV), BIT) s’interroge aussi sur
le besoin de « recrutement ou
d’associer aux services santé des sociologues, psychologues, philosophes car
avec le développement du tertiaire, les questions de santé sécurité et des
rapports humains sont devenues centrales.»
Est cité l’exemple de « l’Espagne où les conséquences de la
mise en place d’un système de travail précaire (empêchant de trouver des
logements) n’avaient pas été évaluées »
II. La gouvernance, un état d’esprit pour (…) et pour
organiser le
dialogue social, par Gilles de ROBIEN :
Gilles de ROBIEN (ambassadeur chargé de la cohésion sociale et représentant du gouvernement français au BIT) : «La gouvernance c’est une question de culture, réflexe, ouverture pour se concerter et organiser le dialogue social. C’est un état d’esprit.»
Henri LACHMANN : "Le rôle du Conseil d’administration est de protéger les entreprises sur le long terme".
Marc VEYRON (président du
Conseil d’administration de l’INRS, représentant
du MEDEF et directeur affaires sociales France CAP GEMINI) :
« Rien ne peut être fait sans implication du management selon
l’image de l’escalier descendu par le haut. Mais une Direction hérite de ce qui
a été fait dans le passé par le prédécesseur et qui profitera à celui qui
suivra ; Le suivant n’étant pas forcément celui qui aura été le plus
impliqué en prévention. Au sein de l’entreprise, les avancées sont lentes car
liées à l’histoire syndicale. »
Henri FOREST rappelle : «La négociation des accords sur le stress au travail ne date que de 2008 et les entreprises souffrent de lacunes de démocratie sociale » et rejoint le propos de Christian DELLACHERIE sur « une France non exemplaire d’un dialogue social performant ».
Dans l’auditoire, Docteur Bernard SALENGRO (Médecin du travail, Secrétaire National de la CFE-CGC et auteur de deux ouvrages publiés chez L'Harmattan "Le Stress des Cadres" et "le Management par la Manipulation Mentale") se lève pour constater : «Le dialogue social est primordial. La France est la dernière dans le classement en Europe. En Europe du Nord, ils n’ont pas toujours eu ce dialogue social. J’ai feuilleté l’accord sur le stress. Dans ces accords d’entreprises, des comités ad’hoc de salariés sont créés. Le dialogue social est donc contourné ainsi que le CHSCT.
--> voir interview de Bernard SALENGRO sur la Formation, le Management et les RPS
Henri LACHMANN évoque «l’archaïsme du dialogue social en cause ; Il faut que des deux côtés du dialogue social, les choses s’amorcent. Lors des auditions pour notre rapport de février 2010, les 3 plus mauvais élèves ont été la CGPME dans le déni, le MEDEF et les syndicats."
III. L’action publique :
III.1 Pour une santé au travail, comme déterminant de santé publique !
Henri FOREST : «On sépare la santé globale des déterminants qui impactent la santé au travail avec pour conséquence de faire porter la santé au travail par l’assurance maladie. »
Dans le même sens, Christian DELLACHERIE a aussi souligné «le premier aspect de la santé au travail est qu’il est déterminant pour la santé publique ; Cette cohérence se retrouve au sein de la sécurité sociale.
Ce que le sénat a voté sur les services santé au travail devrait permettre d’aboutir à quelque chose de plus vivant avec la présence des parties prenantes. Les services santé au travail ne font pas toute la santé au travail mais sortis de la santé au travail, nous ne pouvons pas faire grand-chose non plus.»
Les intervenants du BIT (François
EYRAUD, Valentina FORASTIERI ainsi que Gilles de ROBIEN) et le Directeur
général de l’INRS, Stéphane PIMBERT, ont rappelé les missions essentielles de
l’INRS (créées par la CNAM
il y a de nombreuses années) appuyées par la légitimité que lui apporte le BIT
au sein de l’OIT ;
L’OIT étant composé de la somme de ses constituants
dans chaque pays tels que, en France, l’Institut de recherche, l’INRS qui
fournit un travail généraliste colossal fait d’études, de recherches, de
formations et d’informations.
III.2 La législation et la légitimité du BIT : des moyens préventifs par excellence !
François EYRAUD confirme « le rôle essentiel de la législation, un outil préventif par excellence et celui de la convention 187 relative à la question de la prévention.
Le rôle du BIT et l’OIT étant de créer des outils universels en utilisant la recherche, les données. Exemple : un système de formation à l’addiction au travail adapté à l’ensemble des pays et des PME. »
Un représentant de la CFTC, dans le public, prend le micro pour attirer l’attention sur «la convention 155 toujours pas ratifiée par la France et si la convention 187 le sera dans 30 ans ? »
Gilles de ROBIEN sourit et acquiesce sur l’importance de la ratification : « La 187 est effectivement importante ! 50 % des normes de l’ OIT touche à des questions de Sécurité et Santé au travail. Les questions financières ne doivent pas avoir plus d’importance que les questions de Sécurité Santé. Certains pays ratifient les normes mais ne les appliquent pas toujours. Tous les pays présentent les mêmes problématiques mais il ne faut pas négliger les différences. Il y a des approches des anglais, latines etc… mais tout cela converge et est animé par les mêmes objectifs de réponses.
Nous sommes tous impatients mais il faut donner du temps au temps. Face à des problèmes profonds, le temps est toujours long pour prendre le temps de s’acclimater, se concerter, converser et aboutir. Le tripartisme est lourd mais doit être respecté. La recherche d’un consensus n’est pas toujours un échec.
Lors du G20 de 2009, le Président de la République n’a pas oublié les priorités françaises. Mais il y a encore ceux qui privilégient l’économie… »
Henri LACHMANN : «Il faut du temps pour le développement durable mais il faut commencer… car le temps détruit tout ce qui est fait sans lui…"
--> présentation des intervenants --> la suite des intervenants
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ARCHIVES DE NOVEMBRE 2010 : sur le salon expo-protection 2010
Le "D.U.", c'est la ceinture de sécurité
qui sauve l’entreprise… en cas d’ Accidentdu Travail
Pour éviter "la faute inexcusable"". Et Intégrer les RPS dans le "D.U." pourrait aussi «soulager» les salariés ayant eu à faire face à une "pénibilité"… (à évoquer lors de Réforme des Retraites)
En cas d'accident RH, les bons DRH remplissent un constat (D.U., déclaration d'A.T.) pour que l'accidenté ne se retrouve pas jeté en pâtures entre de mauvaises mains et soit réparé... pour reprendre rapidement du service, pour servir l'entreprise !
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5 novembre 2010 : Bon Anniversaire au Document Unique !
décrété le 5 novembre 2001,
c'était sa fête lors du salon expoprotection 2010 !
Le D.U. (Document Unique) était vraiment à la fête lors du salon expoprotection 2010 qui vient de s’achever à Paris-Villepinte à en croire l'attente de tous ces participants aux abois pour assister à toutes les animations axées sur ces risques professionnels, les RPS, qui posent difficulté pour les entreprises.
Des visiteurs moins pressés n’ont pu entrer dans les séminaires sur-bookés sur ces risques à la "Santé" qui n’attendent que ce précieux D.U. pour se déclarer !
Succès le 2 novembre pour Ghizlane EL JAOUHARI (Responsable pôle management et ressources humaines de l'APAVE) et Eric CATTARUZZA (Responsable de formation, DIRPHASS, CRAMIF) qui ont présenté "Comment évaluer les risques psychosociaux et les intégrer dans le Document Unique ?"
Le D.U. était encore à l'honneur le 3 novembre dans toutes les autres présentations telles que : "La responsabilité civile et pénale de l'employeur en matière d'hygiène, de santé et de sécurité au travail", et sur celle des "Repères pour mener une prévention durable et efficace des TMS ?" animée par deux membres de l'ANACT (Association Nationale pour l'Amélioration des Conditions de travail) : Jack BERNON Responsable du département Santé et Travail et Evelyne ESCRIVA Chargée de l'animation nationale des TMS. * (voir recommandation en bas de page)
Dans un autre débat pour "Mettre en place une démarche dépassionnée et concrète de prévention des RPS ?", les co-intervenants, médecins spécialisés sur cette question, ont rapporté diverses définitions du stress et des outils pour le mesurer :
Entre-autres, Docteur Pascal FAU-PRUDHOMOT (Médecin du Travail, Conseiller en épidémiologie, ACMS) a ainsi rappelé les moyens des scientifiques comme les enquêtes par questionnaires ; L'enquête SUMMER et le modèle d’analyse de KARASEK seraient encore d’actualité bien qu’anciens !
Le docteur a aussi préconisé la nécessité d'une certaine vigilance face aux dérives de certains cabinets oeuvrant dans le domaine de la gestion du stress.
Jack BERNON, ergonome, recommande plutôt de "libérer la parole" face à des questionnaires qui ne "répondent plus" afin de "chercher les causes" et propose aux CHSCT, médecins du travail, etc... de se faire aider par les services de son agence nationale tripartite (constituée de représentants des organisations employeurs, salariés et de l'Etat) face à la grosse difficulté pour évaluer les RPS.
Martine KERYER (Déléguée nationale Conditions de Travail, Handicap et Santé au travail, CFE-CGC) souligne le pré-requis nécessaire, atteint, pour agir en prévention : Patrons et entreprises sortent enfin du «déni» d'une existence des RPS !
Pour dépassionner et animer ce débat, Bernard de la VILLARDIERE (Président du Press Club de France et de la société de production Ligne de Front) a assuré ce rôle du contradicteur face aux médecins avec, pour l'occasion, un regard amusé de patron "non-averti".
Le journaliste de M6 s’est ainsi étonné du sens de leur conseil d’ "interroger le travail" et sur "les causes perso" et a aussi soulevé la problématique du "management moderne"...
L’impact des variables perso n’est pas nié mais le rôle de l’entreprise consiste à doter la personne au travail de ressources (comme du temps, collègues et moyens) pour faire face et d’analyser trois champs d’actions : l’organisation, l’ergonomie et la formation.
Si le "perso" est l'argument habituel fourni par les entreprises et des prestataires psys, aucun des intervenants médecins n'a relevé, ni répondu à propos de ces méthodes managériales "modernes"... (dont les effets sur la santé sont pourtant maintenant reconnus par des arrêts de justice).
Les spécialistes se sont néanmoins accordés sur des axes collectifs de l’entreprise pour agir en prévention.
Messages bien reçus par l’auditoire :
"Le rôle de l’ entreprise n’est pas d’aller dans la psychologie de l’individu !"
(...) mais "d'essayer d'aller vers les situations qui font difficulté"...
L'actualité de la prévention et de la gestion des risques sur le site :
--> http://www.info.expoprotection.com/
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Citations de Winston Churchill :
"Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté"
"La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l'attention sur ce qui ne va pas."
"Quand survient un malheur, il est tout à fait possible qu'il vous évite un malheur
plus terrible encore. Et quand vous commettez une erreur grave, elle peut vous être plus utile que la décision la mieux pesée."
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